Je suis gestionnaire chez AXON depuis 8 ans et pendant ces années, je me suis constamment intéressé aux efforts de la communauté des logiciels libres pour apporter sur notre Desktop des outils de plus en plus conviviaux et gratuits.  Les développeurs utilisent déjà très intensément la plateforme Linux et Java mais les groupes des gestionnaires et des ventes demeurent cependant légèrement dépendants de Windows.

Il y a quand même belle lurette que j’utilise la suite OpenOffice (OO), surtout son chiffrier que j’apprécie particulièrement et sa base de données. En fait, je me suis fait un devoir de trouver des remplacements aux logiciels que j’utilise régulièrement sur Windows.  Lorsqu’un logiciel libre arrivait à maturité, je l’essayais s’il était disponible sous Windows et je remplaçais son équivalent lorsque la version du logiciel libre arrivait à égalité avec les logiciels commerciaux.  C’est ainsi que je suis devenu un utilisateur de Open Office, Firefox, Thunderbird, OpenProj, GIMP et bien d’autres.

Samedi, à la lecture de cet article de la Presse , je me suis rendu compte que j’étais probablement rendu à transférer mon Desktop sur Linux. La seule problématique que j’entrevoyais est qu’en étant constamment en relation avec nos clients, il était difficile d’éliminer complètement Windows.  Depuis quelques mois, je suivais de près les engins de virtualisation qui permettent à un utilisateur de se servir simultanément de plusieurs OS sous un PC (par exemple, Windows et Linux) et après quelques recherches, j’ai trouvé ce que je cherchais.  J’ai finalement installé sous mon Windows, VirtualBox un logiciel libre qui me permet d’installer Linux et de le faire rouler en parallèle avec Windows.    Le meilleur des deux mondes, me direz-vous, plutôt une bonne façon de migrer à Linux.

J’ai donc installé VitualBox et Linux Ubuntu 7.10 sur mon Windows.  Ça été pas mal plus aisé que je m’y attendais.  VirtualBox s’installe en un rien de temps et Ubuntu s’installe mieux et plus rapidement que Windows.  Au contraire de ce dernier où on doit redémarrer à pratiquement toutes les patches, Ubuntu installe ses patches l’une à la suite de l’autre et ne redémarre qu’une fois tout ça terminé.  Les deux seuls ajustements que j’ai dû faire sont la grandeur de l’écran et la connexion au Serveur de fichier Windows, ce qui a été une affaire de rien (ces ajustements ont été nécessaires en raison de la virtualisation).  En fait, j’ai monté ça en une journée incluant le transfert des courriels, des favoris, des documents et autres configurations pour être confortables en écrivant cet article,  tout ça en gérant en même temps les opérations d’AXON.

Finalement, je crois que je n’aurai à utiliser encore Windows que dans de rares exceptions et au final Ubuntu fourni un environnement franchement aussi confortable que Windows.  Je considère même que le transfert au niveau de l’utilisateur est plus facile à faire que si j’avais à migrer à Vista et MsOffice 2007.  Ce qui me fait dire que Savoir-Faire-Linux a raison dans sa requête au gouvernement (référence à l’article déjà mentionné) et que plusieurs entreprises auraient tout avantage à y regarder de plus près.  Je crois qu’il y a beaucoup de dollars à épargner en prenant le virage des logiciels libres.